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		<title>Concorde Universelle</title>
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		<title>MONDES IRR&#201;EL, PR&#201;R&#201;EL ET R&#201;EL</title>
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		<dc:creator>Believer (human writer)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il nous est plus ou moins facile d'appr&#233;hender le monde r&#233;el, celui de la mati&#232;re. Il nous est en revanche moins facile d'appr&#233;hender les mondes irr&#233;el et pr&#233;r&#233;el. Pourtant, ces mondes coexistent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, J&#233;sus a fait allusion au monde pr&#233;r&#233;el quand il a dit qu'un homme qui regarde une femme au point de la d&#233;sirer a d&#233;j&#224; commis l'adult&#232;re avec elle dans son c&#339;ur . &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme en question n'aurait peut-&#234;tre jamais le moindre contact physique avec la femme convoit&#233;e, n&#233;anmoins, J&#233;sus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.concordeuniverselle.org/rubrique15.html" rel="directory"&gt;Observations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il nous est plus ou moins facile d'appr&#233;hender le monde r&#233;el, celui de la mati&#232;re. Il nous est en revanche moins facile d'appr&#233;hender les mondes irr&#233;el et pr&#233;r&#233;el. Pourtant, ces mondes coexistent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, J&#233;sus a fait allusion au monde pr&#233;r&#233;el quand il a dit qu'un homme qui regarde une femme au point de la d&#233;sirer a d&#233;j&#224; commis l'adult&#232;re avec elle dans son c&#339;ur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Matthieu 5:28&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme en question n'aurait peut-&#234;tre jamais le moindre contact physique avec la femme convoit&#233;e, n&#233;anmoins, J&#233;sus affirma que cet homme &#233;tait adult&#232;re en raison de son d&#233;sir &#8212; d&#233;sir qui, par nature, est immat&#233;riel et fait donc partie du monde pr&#233;r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;crivains rec&#232;lent des histoires imaginaires qui appartiennent au monde pr&#233;r&#233;el. Une fois couch&#233;es sur le papier, ces histoires sont en quelque sorte transpos&#233;es d'un endroit &#224; un autre. Si nous voulions &#234;tre plus pr&#233;cis, nous dirions plut&#244;t qu'une fois couch&#233;es sur des supports mat&#233;riels, ces histoires se mettent &#224; coexister dans le monde pr&#233;r&#233;el de l'imagination des auteurs et dans le monde du r&#233;el de la mati&#232;re (les livres et autres supports digitaux) et aussi dans l'intellect des lecteurs qui vont s'approprier ces histoires en les int&#233;riorisant. L'intellect des lecteurs appartient au monde immat&#233;riel du pr&#233;r&#233;el en ce sens qu'il n'a aucune mat&#233;rialit&#233;. Il s'apparente en effet &#224; l'&#233;tat d'o&#249; les histoires qui l'ont nourri proviennent, c'est-&#224;-dire de l'imagination (par nature intangible) des auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sentiments, les concepts, l'instinct aussi (mais avec un statut sp&#233;cial), bref, tout ce qui est assimilable au domaine des id&#233;es peut simultan&#233;ment faire partie du monde pr&#233;r&#233;el et du monde irr&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut nous arriver de mettre sur un pied d'&#233;galit&#233; les qualificatifs &#8220;irr&#233;el&#8221; et &#8220;pr&#233;r&#233;el&#8221; cependant qu'ils rev&#234;tent des significations diff&#233;rentes. Notre motivation &#224; les confondre parfois tient &#224; ce que l'un comme l'autre soulignent l'immat&#233;rialit&#233; des mondes qu'ils qualifient. Mais il faut assur&#233;ment observer plus qu'une nuance entre le fait d'&#234;tre irr&#233;el et le fait d'&#234;tre pr&#233;r&#233;el. En bref, il s'agit essentiellement d'une diff&#233;rence de stade. Le monde irr&#233;el comprend tout ce qui existe en puissance (potentialit&#233;) tandis que le monde pr&#233;r&#233;el comprend tout ce qui existe d&#233;j&#224; dans l'imaginaire et dont les fondements sont en quelque sorte d&#233;j&#224; fermement &#233;tablis, comparablement &#224; la trame d'une intrigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se trouve dans le monde irr&#233;el peut ne jamais en sortir. Auquel cas, Dieu seul sait de quoi il s'agit, Dieu &#233;tant &#224; l'origine du monde irr&#233;el. En v&#233;rit&#233;, Dieu est &#224; l'origine de tous les mondes (irr&#233;el, pr&#233;r&#233;el et r&#233;el).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se trouve dans le monde irr&#233;el peut &#233;galement n'en sortir qu'apr&#232;s un certain temps. Dans ce cas, Dieu seul sait ce qui s'y trouve, jusqu'au jour o&#249; l'inconnaissance humaine est remplac&#233;e par la connaissance humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, tant que ce qui se trouve dans le monde irr&#233;el ne passe pas dans le monde pr&#233;r&#233;el, Dieu est le seul &#224; en conna&#238;tre la potentielle existence avec pr&#233;cision. Ou, pour le dire autrement, Dieu est le seul &#224; en conna&#238;tre la potentielle existence aussi clairement que s'il s'agissait d'une r&#233;alit&#233; tangible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus t&#244;t, nous avons &#233;voqu&#233; l'instinct. L'instinct appartient au monde irr&#233;el et pourrait n'&#234;tre connu que de Dieu &#8211; et d'ailleurs il n'est v&#233;ritablement connu avec certitude et exactitude que de Dieu. Mais l'instinct a ceci de particulier que, par l'observation (du pass&#233; notamment) et l'analyse &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt;, nous pouvons postuler qu'il sera tel ou tel en certaines circonstances. En d'autres mots, gr&#226;ce &#224; l'intelligence, nous sommes en mesure, sur base du monde pr&#233;r&#233;el (en faisant intervenir notre intelligence observationnelle notamment), de formuler des hypoth&#232;ses relatives &#224; des situations susceptibles d'arriver dans le monde r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons constater d'autre part que l'instinct se trouve &#224; la lisi&#232;re du monde pr&#233;r&#233;el. Ne nous arrive-t-il pas de ressentir confus&#233;ment que notre instinct essaie de nous dire quelque chose ? Sans parvenir, jamais, &#224; savoir pr&#233;cis&#233;ment quoi cependant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instinct demeure d&#232;s lors dans le monde irr&#233;el (avec, parfois, de timides incursions dans le monde pr&#233;r&#233;el), car les meilleures hypoth&#232;ses restent incertaines, les meilleures pr&#233;visions possiblement fausses&#8230; Le doute subsiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[gris]NOUS VOUS SUGG&#201;RONS DE LIRE L'ARTICLE[/gris] &lt;a href=&#034;https://concordeuniverselle.org/article43.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LE DOUTE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de ne pas ignorer que ces trois mondes coexistent &#8212; l'irr&#233;el, le pr&#233;r&#233;el et le r&#233;el &#8212;, est, entre autres, d'apprendre &#224; se d&#233;fier des apparences. M&#234;me le monde r&#233;el &#8212; celui qui est le moins difficilement appr&#233;hendable &#8212; peut se soustraire &#224; notre compr&#233;hension, nous cacher bien des choses, nous r&#233;server bien des surprises&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; conna&#238;tre la coexistence de ces trois mondes, c'est d'essayer d'en d&#233;couvrir les relations et autres incidences l'un avec l'autre. Car ces mondes coexistants s'influencent l'un l'autre en permanence. Nous ne pouvons l'ignorer. Non, nous ne pouvons l'ignorer sous peine d'avoir &#224; en subir les cons&#233;quences. Toutes les cons&#233;quences ne sont pas forc&#233;ment f&#226;cheuses, certes, mais l'Histoire et notre propre exp&#233;rience nous montrent qu'un homme averti en vaut deux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, savoir que les mondes irr&#233;el et pr&#233;r&#233;el existent nous ouvre les portes du divin, de l'invisible, du non tangible et de l'intangible, permet de nous d&#233;passer sans nous borner aux &#233;vidences&#8230; Cela complexifie consid&#233;rablement les choses, certes, mais sommes-nous l&#224; pour simplifier ce que nous ne parvenons pas &#224; comprendre ou pour comprendre ce que nous ne parvenons pas &#224; simplifier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[gris]NOUS VOUS SUGG&#201;RONS DE LIRE L'ARTICLE[/gris] &lt;a href=&#034;https://concordeuniverselle.org/article48.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;COMPLEXIFICATION, COMPLICATION, SIMPLIFICATION&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de se r&#233;aliser, les proph&#233;ties font partie du monde pr&#233;r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les proph&#233;ties de l'ap&#244;tre Jean se trouvent dans le monde pr&#233;r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;es, les proph&#233;ties font partie du monde irr&#233;el, connu de Dieu seul.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Matthieu 5:28&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#201;TERNIT&#201;, D&#201;SIR IRRATIONNEL</title>
		<link>https://www.concordeuniverselle.org/article46.html</link>
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		<dc:date>2024-01-31T00:23:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Believer (human writer)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Certaines personnes souhaitent ardemment vivre &#224; jamais, sans plus avoir au-dessus de la t&#234;te une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s &#8212; l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s &#233;tant ici, vous l'aurez compris, le fait que la mort puisse leur tomber dessus &#224; n'importe quel moment ! (Accident, maladie, mort naturelle&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
La Bible fait miroiter aux humains cette merveilleuse esp&#233;rance de ne jamais mourir . &lt;br class='autobr' /&gt;
Preuve logique bas&#233;e sur l'interdiction &#233;voqu&#233;e au d&#233;but du r&#233;cit biblique : l'homme risque la mort en cas de d&#233;sob&#233;issance ; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.concordeuniverselle.org/rubrique15.html" rel="directory"&gt;Observations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines personnes souhaitent ardemment vivre &#224; jamais, sans plus avoir au-dessus de la t&#234;te une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s &#8212; l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s &#233;tant ici, vous l'aurez compris, le fait que la mort puisse leur tomber dessus &#224; n'importe quel moment ! (Accident, maladie, mort naturelle&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bible fait miroiter aux humains cette merveilleuse esp&#233;rance de ne jamais mourir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1 Corinthiens 15:26 | 1 Corinthiens 15:54 | Apocalypse 21:4 | &#201;sa&#239;e 25:8&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Preuve logique bas&#233;e sur l'interdiction &#233;voqu&#233;e au d&#233;but du r&#233;cit biblique&lt;/strong&gt; : l'homme risque la mort en cas de d&#233;sob&#233;issance ; par opposition, l'homme s'assure donc de ne jamais mourir en ne d&#233;sob&#233;issant pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gen&#232;se 2:17&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, apr&#232;s la d&#233;sob&#233;issance d'Adam, Dieu emp&#234;che l'acc&#232;s &#224; l'arbre de vie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gen&#232;se 3:22-24&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui est une autre preuve &#8212; &#233;galement bas&#233;e sur le r&#233;cit biblique &#8212; de la possibilit&#233; pour l'Homme de vivre ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le premier p&#233;ch&#233;, il est &#233;voqu&#233; dans la Bible qu'il y aurait deux post&#233;rit&#233;s : celle des forces de la lumi&#232;re (ou du bien) et celle des forces des t&#233;n&#232;bres (ou du mal)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gen&#232;se 3:15&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, sit&#244;t la transgression provoqu&#233;e par le p&#232;re du mensonge, Dieu annonce que les humains retrouveront leur &#233;tat d'avant le p&#233;ch&#233; originel, c'est-&#224;-dire leur &#233;tat de perfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar de la drogu&#233;e du d&#233;but, dans le film &lt;i&gt;Nikita&lt;/i&gt; de Luc Besson, nous disons, nous aussi : &#171; J'en veux ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de quoi voulons-nous exactement ? Aussi bizarre que cela puisse para&#238;tre &#224; certains, nous voulons vivre &#233;ternellement ! En effet, vouloir retrouver l'&#233;tat de perfection d'Adam et &#200;ve, perdu suite &#224; leur d&#233;sob&#233;issance, c'est vouloir retrouver l'immortalit&#233; humaine initiale (qui est de ne plus &#234;tre sujet &#224; la mort&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;tymologiquement, le vocable &#8220;immortalit&#233;&#8221; fait r&#233;f&#233;rence au fait d'&#234;tre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons remarquer que, relativement aux humains, l'adverbe &#8220;&#233;ternellement&#8221; est inappropri&#233; parce qu'il est une exag&#233;ration nous concernant, tout humain ayant un d&#233;but ; l'&#233;ternit&#233; est l'apanage de Dieu car il est le seul &#224; n'avoir jamais eu de commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, une d&#233;mi-&#233;ternit&#233;, c'est long, surtout vers la fin comme disait l'autre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'&#233;ternit&#233;, c'est long, surtout vers la fin ! &#187; (Woody Allen)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La nature m&#234;me des hommes sera toujours d'avoir un d&#233;but, et, en cela, ils ne seront jamais comme Dieu. N&#233;anmoins, na&#238;tre puis ne jamais d&#233;c&#233;der reviendrait, d'une certaine fa&#231;on, &#224; vivre &#233;ternellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous voulons vivre &#233;ternellement, alors qu'il est impossible de savoir ce qu'est la vie &#233;ternelle et tout aussi impossible d&#232;s lors de savoir si nous voulons vivre &#233;ternellement &#8212; et, donc, d&#233;raisonnable de le croire &#8212; car &lt;strong&gt;il est par d&#233;finition impossible de conna&#238;tre quelque chose qui n'a pas de fin&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir quelque chose que nous ne pouvons conna&#238;tre sort manifestement du cadre de la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en effet le propre d'une vie sans fin que de ne pas &#234;tre connaissable &#224; l'avance de celles et ceux qui en b&#233;n&#233;ficieront. Et c'est d'ailleurs l'un des int&#233;r&#234;ts de cette vie ind&#233;finie, et ce qui en fait en partie le charme, pourvu qu'elle se passe dans de bonnes conditions &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir vivre sans jamais devoir mourir revient, nous l'avons compris, &#224; d&#233;sirer la vie en pr&#233;sumant qu'elle nous rendra continuellement heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir vivre dans de mauvaises conditions n'aurait pas beaucoup de sens, vous en conviendrez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devoir vivre dans de mauvaises conditions &#8212; ce qui est le lot de l'Humanit&#233; depuis qu'elle a &#233;t&#233; coup&#233;e de son Cr&#233;ateur, c'est-&#224;-dire depuis pratiquement toujours &#8212; n'a pas de sens non plus, en dehors de nourrir l'espoir que ces mauvaises conditions changeront. &lt;i&gt;L'espoir fait vivre !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans la certitude absolue de ne jamais voir ces mauvaises conditions s'am&#233;liorer &#8212; conditions qui, forc&#233;ment, s'empireraient au contraire &#8212;, il nous para&#238;trait judicieux de penser que personne n'aurait envie de continuer de vivre, ni m&#234;me de sortir de l'inexistence, c'est-&#224;-dire venir &#224; la vie. &lt;i&gt;Le d&#233;sespoir fait mourir !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les hommes veulent donc quelque chose d'inconnaissable en conjecturant que cette chose inconnaissable fera leur bonheur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irrationalit&#233; de notre d&#233;sir de vie &#233;ternelle prend sa source dans notre conception initiale, notre Cr&#233;ateur ayant implant&#233; en nous l'id&#233;e d'&#233;ternit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eccl&#233;siaste 3:11&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inconnaissabilit&#233; de l'objet de notre plus cher d&#233;sir &#8212; celui de vivre &#224; jamais &#8212; n'est manifestement pas un frein pour ceux d'entre nous qui aspirent &#224; ne jamais mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pla&#231;ons notre d&#233;sir de vivre &#224; jamais au-dessus de tous nos autres d&#233;sirs pour la bonne raison que de celui-ci d&#233;pendent tous les autres. Par exemple, aspirer &#224; devenir un excellent pianiste d&#233;pend forc&#233;ment du temps dont nous disposerons. Pareil pour construire sa maison, conna&#238;tre la chimie, les math&#233;matiques, etc. Bref, d&#233;couvrir pleinement le monde ne peut r&#233;ellement s'envisager que gr&#226;ce au fait de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mort, c'est-&#224;-dire l'inexistence, aucun projet n'est possible, aucun objectif n'est atteignable, aucune am&#233;lioration n'est envisageable, non, aucune joie ne peut &#233;clore&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eccl&#233;siaste 9:4-6&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur quoi se basent-ils, ceux d'entre les humains qui aspirent &#224; ne jamais mourir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons vu, ils se basent sur des promesses religieuses et sur ce qu'ils ressentent au plus profond d'eux, reliquat de la perfection qui leur a &#233;t&#233; ravie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se basent aussi sur le plaisir qu'ils ont d'ores et d&#233;j&#224; d'exister, au travers des joies dont il est d&#233;j&#224; possible de faire l'exp&#233;rience dans l'actuel syst&#232;me de choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se basent encore sur l'extrapolation de ce plaisir qu'ils imaginent croissant au fil du temps. Ils d&#233;duisent donc, &#224; partir de processus ou de comportements concrets observ&#233;s dans des conditions d&#233;finies, d'autres processus ou comportements &#233;chappant &#224; l'exp&#233;rimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute l'histoire de l'Humanit&#233;, aucun humain n'a v&#233;cu sans conna&#238;tre la vieillesse suivie de la mort. (Sans oublier les tr&#232;s nombreux humains qui ne sont pas morts de vieillesse, mais des suites d'un accident, d'une maladie ou d'une ex&#233;cution.) Aucun humain n'a donc fait l'exp&#233;rience de la vie &#233;ternelle, ni ne pourra jamais la faire puisqu'il est rigoureusement impossible de faire la pleine exp&#233;rience de quelque chose d'infini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, certains humains (dont nous faisons partie) postulent qu'ils appr&#233;cieraient de vivre &#224; jamais en se basant sur leur intime conviction, elle-m&#234;me bas&#233;e sur leur infime exp&#233;rience de la vie. Ce qui nous pousse &#224; qualifier d'irrationnel notre d&#233;sir d'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de la vie restera toujours infinit&#233;simale au regard de l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ternit&#233; restera toujours incommensurable au regard de l'exp&#233;rience que nous pourrons en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est d&#232;s lors pas la raison qui d&#233;termine notre envie de ne jamais mourir, l'infinit&#233;simale ne pouvant rationnellement l'emporter sur l'incommensurable, mais d'avoir &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s &#224; l'image de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois le processus du vieillissement stopp&#233; par Dieu &#8212; ce grain de sable qu'il a lui-m&#234;me introduit dans la machinerie de notre r&#233;g&#233;n&#233;rescence &#8212;, les humains ne mourront plus. Cependant, ils ne resteront assur&#233;s de continuer de vivre qu'au travers de la croyance en une promesse, et non sur base d'une connaissance av&#233;r&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette promesse de ne jamais mourir se transformera pour certains croyants en une certitude absolue ou, du moins, pourra se transformer en une certitude absolue, comme aujourd'hui la promesse que la mort sera vaincue par Christ s'est transform&#233;e pour certains croyants en une certitude, au travers de la foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;anmoins, la r&#233;alit&#233; de vivre &#224; jamais demeurera ind&#233;finiment conjecturale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1 Corinthiens 15:26 | 1 Corinthiens 15:54 | Apocalypse 21:4 | &#201;sa&#239;e 25:8&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gen&#232;se 2:17&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gen&#232;se 3:22-24&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gen&#232;se 3:15&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;tymologiquement, le vocable &#8220;immortalit&#233;&#8221; fait r&#233;f&#233;rence au fait d'&#234;tre immortel, c'est-&#224;-dire de ne pas &#234;tre sujet &#224; la mort. Il ne faut pas confondre &#8220;indestructible&#8221; et &#8220;immortel&#8221; : la condition humaine &#8212; le fait d'&#234;tre de chair et de sang &#8212; rendra toujours l'Homme potentiellement mortel &#224; d&#233;faut de b&#233;n&#233;ficier d'une protection ext&#233;rieure. Cette protection ext&#233;rieure fera partie int&#233;grante de la Concorde Universelle, la Grande Harmonie qui existera entre l'Humanit&#233; et son Origine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'&#233;ternit&#233;, c'est long, surtout vers la fin ! &#187; (Woody Allen)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eccl&#233;siaste 3:11&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eccl&#233;siaste 9:4-6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le libre arbitre vs le serf arbitre</title>
		<link>https://www.concordeuniverselle.org/article35.html</link>
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		<dc:date>2023-11-04T13:16:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Believer (human writer)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le libre arbitre est une chim&#232;re ; parlons plut&#244;t de serf arbitre. Dire en effet que l'homme est libre de choisir entre une voie qui le conserve en vie et une voie qui le tue n'a pas vraiment de sens, sinon un sens retors ne pouvant &#233;maner d'un Dieu bienveillant. &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, admettre que l'homme jouit d'une libert&#233; restreinte &#224; la seule volont&#233; de Dieu est un pas d&#233;cisif vers le bonheur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le souffle de vie des humains appartient &#224; Dieu (Job 33:4). Jamais ils ne pourront se soustraire &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.concordeuniverselle.org/rubrique15.html" rel="directory"&gt;Observations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le libre arbitre est une chim&#232;re ; parlons plut&#244;t de serf arbitre. Dire en effet que l'homme est libre de choisir entre une voie qui le conserve en vie et une voie qui le tue n'a pas vraiment de sens, sinon un sens retors ne pouvant &#233;maner d'un Dieu bienveillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, admettre que l'homme jouit d'une libert&#233; restreinte &#224; la seule volont&#233; de Dieu est un pas d&#233;cisif vers le bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle de vie des humains appartient &#224; Dieu (Job 33:4). Jamais ils ne pourront se soustraire &#224; son autorit&#233;, sinon en y perdant la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela en d&#233;sole certains, il leur suffira de comparer l'alternative face &#224; laquelle le p&#233;ch&#233; originel*&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La d&#233;sob&#233;issance initiale&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; nous a tous mis : un monde rempli d'injustices, plein de m&#233;pris pour le petit, r&#233;fractaire au partage, un monde extr&#234;mement exigeant de surcro&#238;t, dans lequel les taxes pleuvent et les soucis de toutes natures sont l&#233;gion&#8230; Sans m&#234;me parler du vieillissement qui se conclut par la mort, la sentence cons&#233;quente &#224; la d&#233;sob&#233;issance initiale*&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le p&#233;ch&#233; originel&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La d&#233;sob&#233;issance initiale&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le p&#233;ch&#233; originel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>FINITUDE</title>
		<link>https://www.concordeuniverselle.org/article16.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.concordeuniverselle.org/article16.html</guid>
		<dc:date>2023-10-08T22:28:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Believer (human writer)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Que se passe-t-il dans la t&#234;te des hommes &#8212; de beaucoup d'hommes, sans doute, mais pas de tous &#8212; face &#224; la mort ? (Vous devez comprendre que nous parlons des humains des deux sexes, m&#234;me si les femmes semblent parfois moins &#8220;travaill&#233;es&#8221; par l'id&#233;e de mourir.) &lt;br class='autobr' /&gt;
On entend souvent que nous sommes tous &#233;gaux face &#224; la mort. Nous ne partageons pas cette id&#233;e fort r&#233;pandue, sinon uniquement dans le sens o&#249;, effectivement, nul n'y &#233;chappe. Mais pour y avoir souvent r&#233;fl&#233;chi, au travers de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.concordeuniverselle.org/rubrique15.html" rel="directory"&gt;Observations&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.concordeuniverselle.org/IMG/logo/img_3748.jpg?1696809100' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que se passe-t-il dans la t&#234;te des hommes &#8212; de beaucoup d'hommes, sans doute, mais pas de tous &#8212; face &#224; la mort ? (Vous devez comprendre que nous parlons des humains des deux sexes, m&#234;me si les femmes semblent parfois moins &#8220;travaill&#233;es&#8221; par l'id&#233;e de mourir.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend souvent que nous sommes tous &#233;gaux face &#224; la mort. Nous ne partageons pas cette id&#233;e fort r&#233;pandue, sinon uniquement dans le sens o&#249;, effectivement, nul n'y &#233;chappe. Mais pour y avoir souvent r&#233;fl&#233;chi, au travers de m&#233;ditations, de discussions, d'observations, de lectures, nous trouvons que tout le monde ne r&#233;agit pas de la m&#234;me mani&#232;re face &#224; sa propre mort, prochaine et in&#233;luctable. Beaucoup de personnes semblent accepter de mourir, parce qu'il s'agit selon elles d'une fatalit&#233;, quand d'autres ne l'acceptent pas, mais s'y r&#233;solvent, pour la m&#234;me raison. D'autres encore y aspirent, &#233;tonnamment. Enfin, &#233;tonnamment, pas toujours ! Nous avons rencontr&#233; des personnes &#226;g&#233;es croyant g&#233;n&#233;ralement en Dieu qui y aspiraient parce qu'elles y voyaient la perspective de leur salut et qu'elles &#233;taient lasses de leur vie sur la Terre. Nous avons aussi rencontr&#233; des personnes &#8212; &#224; tendance d&#233;pressive il est vrai &#8212; qui semblaient ne pas avoir pris go&#251;t &#224; la vie et que la perspective de la mort rendait indiff&#233;rentes. Nous avons constat&#233; par ailleurs que l'&#226;ge des personnes avait souvent une grande importance ; l'insouciance de la jeunesse met un voile sur l'an&#233;antissante issue vers laquelle, tous, nous nous dirigeons, tandis qu'&#224; l'approche de cette issue, nous avons, pour la plupart, une plus grande prise de conscience du futur ach&#232;vement de notre vie. C'est ainsi, d'ailleurs, que de nombreuses personnes, pass&#233; un certain &#226;ge, mettent de l'ordre dans leur vie (testament, legs, nettoyage par le vide, lettres d'excuses, rapprochements familiaux et amicaux, ventes d'objets, etc.) et se mettent &#224; faire certains voyages qu'elles ont toujours voulu faire par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons plus en d&#233;tail l'&#233;volution de la naissance &#224; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nota bene : nous nous limiterons &#224; huit &#226;ges et conviendrons que nous pr&#233;senterons des constats de g&#233;n&#233;ralit&#233; s'inscrivant dans des cadres de vie, sinon id&#233;als, courants. De plus, nous serons d'accord sur le fait que s'interp&#233;n&#232;trent ces huit &#226;ges ou stades de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier &#226;ge&lt;/strong&gt; (0 &#224; &#177; 4 ans)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans cet article, le premier &#226;ge correspond aux stades du nouveau-n&#233;, puis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Enfance&lt;/strong&gt; (de &#177; 5 &#224; 11 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Adolescence&lt;/strong&gt; (de &#177; 12 &#224; 17 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Postadolescence&lt;/strong&gt; (de &#177; 18 &#224; 25 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Maturit&#233;&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;&#226;ge adulte jeune&lt;/strong&gt; (de &#177; 26 &#224; 44 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;but de vieillesse&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;&#226;ge adulte mi-vieux&lt;/strong&gt; (de &#177; 45 &#224; 65 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Vieillesse&lt;/strong&gt; (de &#177; 66 &#224; 90 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S&#233;nescence rendant tributaire&lt;/strong&gt; (au-del&#224; de 90 ans)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &lt;strong&gt;Le premier &#226;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sortons du ventre de notre m&#232;re, expuls&#233;s ou extirp&#233;s, dans une sorte de violence, contraints &#224; tout le moins de quitter ce corps bienveillant, protecteur, qui &#233;tait l'antichambre du monde ext&#233;rieur. Une fois arrach&#233;s du ventre chaud et rassurant de notre m&#232;re, commence un parcours dont nous ignorons encore pratiquement tout, et qui s'impose &#224; nous sans que nous ayons notre mot &#224; dire. D'ailleurs, ce mot, nous serions bien incapables de le prononcer le jour de notre naissance. Il nous faudra en moyenne une dizaine de mois avant de prononcer intelligiblement nos premiers mots&#8230; D&#232;s notre naissance, tout, absolument tout, nous sera impos&#233; : les v&#234;tements que nous porterons, le lit dans lequel nous dormirons, la ou les langues que nous apprendrons, la nourriture que nous mangerons, la musique que nous entendrons, l'affection que nous recevrons (ou son contraire), les traitements vaccinaux, et c&#230;tera&#8230; et c&#230;tera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cadre de vie id&#233;al, l'&#233;volution du jeune enfant est promise &#224; un bel avenir, et tout se passe alors pour le mieux pour lui. &#192; ce stade, le jeune enfant ne prend pas encore conscience de la mort ni de l'&#233;tat du monde dans lequel ses parents l'ont forc&#233; &#224; venir. C'est ce que nous appelons la &#8220;p&#233;riode &#233;ponge&#8221; de la vie, c'est-&#224;-dire le stade pendant lequel nous absorbons les connaissances &#233;l&#233;mentaires, indispensables &#224; notre &#233;volution. Est-il n&#233;cessaire de pr&#233;ciser que pendant cette p&#233;riode notre environnement s'impose &#224; nous de fa&#231;on totale durant les premiers mois, puisque nous sommes incapables de nous mouvoir en dehors de gesticulations propres aux nouveaux-n&#233;s ? Sans concours ext&#233;rieur, nous mourrions rapidement. Nous sommes donc enti&#232;rement tributaires des autres, notre survie d&#233;pendant int&#233;gralement de leur bon vouloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que passent les mois, notre autonomie se d&#233;veloppe au point qu'&#224; la fin de ce premier &#226;ge nous sommes, en quelque sorte, une copie presque conforme de notre environnement. Je ne dis pas : &#171; une copie presque conforme des personnes qui se sont occup&#233;es de nous &#187;, mais bien &#171; de notre environnement &#187; car ces personnes font partie de cet environnement, tout en &#233;tant, au travers de leurs actions, les principaux artisans de cet environnement qui nous enveloppe aussi bien psychiquement que mat&#233;riellement. Et si notre environnement, notre chambre &#224; coucher par exemple, est tr&#232;s sombre (couleurs fonc&#233;es, lumi&#232;res tamis&#233;es, etc.), il se pourrait que nous aimions revivre ce genre d'ambiance par la suite. Pareil, si nous sommes baign&#233;s de chants religieux, de paroles religieuses, et que nous observons des pratiques religieuses chez ceux qui nous entourent, nous serons impr&#233;gn&#233;s de ces choses, sans avoir notre mot &#224; dire. Pendant ce premier &#226;ge, tout ce que nous observerons constituera notre personnalit&#233; et ce que nous consid&#233;rerons ult&#233;rieurement comme la norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &lt;strong&gt;Enfance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfance est la p&#233;riode durant laquelle notre ouverture au monde augmente surtout via nos interactions verbales avec les autres. Bien s&#251;r cette interaction avait d&#233;j&#224; commenc&#233; depuis nos premiers mots, mais c'est davantage durant cet &#226;ge que nos capacit&#233;s de r&#233;flexion vont commencer &#224; s'affirmer. &#171; [&#192; partir de 2 ans] D&#233;veloppement du langage, de la m&#233;moire et de l'imagination. L'intelligence est &#224; la fois &#233;gocentrique et intuitive. [&#192; partir de 7 ans] Manipulation plus logique et m&#233;thodique des symboles. Moins &#233;gocentrique et plus conscient du monde ext&#233;rieur et des &#233;v&#233;nements. &#187; (Cf. les &#233;tapes de Piaget.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cet &#226;ge, l'influence de l'environnement reste totale ou quasi-totale. Il est relativement rare &#8212; par le pass&#233;, j'aurais &#233;cris &#171; il est rare &#187;, sans ajouter &#171; relativement &#187; &#8212;, que les enfants cherchent &#224; se soustraire &#224; l'autorit&#233; des adultes, mais les temps changent et de plus en plus d'enfants pr&#233;-adolescents et m&#234;me d'enfants encore plus jeunes se montrent r&#233;calcitrants, voire effront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les endoctrinements de toutes natures restent &#224; l'&#339;uvre. Nous pourrions parler de formatages plut&#244;t que d'endoctrinements. Ces deux mots se valent dans le cadre de cet article et, par ailleurs, ne rev&#234;tent pas un caract&#232;re n&#233;cessairement p&#233;joratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de mort s'acquiert durant l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. &lt;strong&gt;Adolescence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le savons tous, c'est l'&#226;ge de la r&#233;bellion, l'&#226;ge o&#249; nous rentrons facilement en conflit avec l'autorit&#233;, d'o&#249; qu'elle vienne et quelqu'en soit le domaine (milieu familial, &#233;cole, police, etc.), l'&#226;ge o&#249; il nous faut imp&#233;rieusement nous d&#233;tacher de nos parents, l'&#226;ge o&#249; nous sommes &#224; cheval entre le monde des enfants et le monde des adultes, l'&#226;ge o&#249; nous voudrions continuer de vivre dans l'insouciance du monde des enfants tout en disposant de notre vie comme bon nous semble, sans r&#232;gles sinon celles qui nous conviennent. C'est l'&#226;ge o&#249; nous voudrions le beurre et l'argent du beurre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'&#226;ge des prises de risques inconsid&#233;r&#233;s (surtout chez les gar&#231;ons), l'&#226;ge o&#249; nous nous recentrons sur nous-m&#234;mes au point pour certains d'entre nous de ne plus voir que notre nombril. C'est encore l'&#226;ge o&#249; les amis comptent plus que tout, avec qui nous passons d'interminables moments &#224; ne parler que de nous, et o&#249; la seule chose qui compte en d&#233;finitive est l'illusion du bonheur &#8212; un bonheur qui se d&#233;robe &#224; nous le plus souvent, ce qui nous plonge dans une sorte de d&#233;prime, de mal-&#234;tre, d'insatisfaction persistante&#8230; (Ce qui pousse d'ailleurs de plus en plus d'adolescents &#224; se suicider.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort r&#244;de beaucoup autour des adolescents. Elle se retrouve dans les pratiques extr&#234;mes, la musique, parfois les codes vestimentaires, les tatouages, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#226;ge &#224; tendance &#224; ignorer le bien-fond&#233; d'une bonne hygi&#232;ne de vie et reste sourde &#224; tous les conseils qu'on lui donne pour son bien. &#171; M&#234;lez-vous de vos fesses ! &#187;, &#171; Circulez, y a rien &#224; voir ! &#187; sont souvent les leitmotivs des adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; [De l'adolescence &#224; l'&#226;ge adulte] Utilisation de symboles pour se r&#233;f&#233;rer &#224; des concepts abstraits. Capable de faire des hypoth&#232;ses et de saisir des concepts et des relations abstraits. &#187; (Cf. les &#233;tapes de Piaget.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. &lt;strong&gt;Postadolescence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; nous faisons partie du monde des adultes pour de bon. Je ne veux pas dire par l&#224; que nous sommes devenus adultes, mais nous sommes consid&#233;r&#233;s par nos a&#238;n&#233;s &#8211;- parfois avec une certaine r&#233;serve, certes -&#8211; comme leurs pairs. Les tourments propres &#224; l'adolescence, ses difficult&#233;s d'&#234;tre et de ne pas trouver sa place dans le monde ont disparues, ou se sont att&#233;nu&#233;es grandement. Nous avons fait le deuil de notre enfance au sens large. Et nous savons que nous ne retournerons pas en arri&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge des grandes d&#233;cisions de notre vie, du choix de son orientation professionnelle d&#233;finitive. Il se peut pour certains que ce choix ait &#233;t&#233; fix&#233; avant, mais rappelons que nous g&#233;n&#233;ralisons ici les faits pour les faire correspondre chacun &#224; un des huit &#226;ges de la vie. Il n'est donc pas question de nier nos diff&#233;rences et nos exp&#233;riences qui, il est vrai, divergent parfois de beaucoup, mais bien d'op&#233;rer une classification coh&#233;rente dans laquelle une majorit&#233; d'entre nous pourra se retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; la mort s'est &#233;loign&#233;e de nous, comme si elle n'existait plus. Elle ne nous importune plus, nous n'y pensons plus. Notre vie est devant nous, pleine de promesses&#8230; Il est temps pour nous de prendre v&#233;ritablement notre place dans le monde ou d'y &#8220;faire notre place&#8221;. C'est l'heure des projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est encore largement le temps de l'insouciance revenue, troubl&#233;e qu'elle &#233;tait pendant l'adolescence. Nous pourrions encore dire de la postadolescence qu'elle est illustr&#233;e &#224; sa mani&#232;re par la chanson Le Temps des cerises, qu'elle est une sorte de m&#233;lange d'insouciance et d'engagements. &#171; Les cerises &#233;voquent diff&#233;rentes choses. D'une part, elles rappellent, par leur couleur, le sang et le drapeau rouge, li&#233;s entre autres &#224; la Commune, ce qui fait que la chanson demeure associ&#233;e &#224; l'id&#233;e de libert&#233;, de solidarit&#233;, et de r&#233;sistance face &#224; l'oppression. D'autre part, les cerises renvoient au sucre et &#224; l'&#233;t&#233;, et donc &#224; un contexte joyeux voire festif. Ainsi la chanson v&#233;hicule une certaine nostalgie et une certaine id&#233;e de gaiet&#233; populaire. &#187; (Le Parisien)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge de l'ouverture au monde. Pendant l'adolescence, nous nous &#233;tions repli&#233;s sur nous-m&#234;mes, pendant la postadolescence, nous avons tendance &#224; renverser la vapeur. Les adultes ne sont plus per&#231;us comme des emp&#234;cheurs de tourner en rond mais plut&#244;t comme de possibles alli&#233;s. Tous les &#8220;vieux&#8221; ne sont plus consid&#233;r&#233;s comme des beaufs. Nous r&#233;alisons peu &#224; peu que nous allons vraiment &#234;tre des leurs, que nous ne sommes pas fort diff&#233;rents d'eux en fin de compte. Nous pr&#233;f&#233;rerions rester dans notre bulle aux illusions, mais une lucidit&#233; sous-jacente nous contraint de nous rendre &#224; l'&#233;vidence que le compte &#224; rebours &#224; commencer pour nous aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. &lt;strong&gt;Maturit&#233;&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;&#226;ge adulte jeune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; nous sommes install&#233;s dans la vie professionnelle et o&#249; nous avons trouver, pour une majorit&#233; d'entre nous, notre partenaire de vie (formons un couple). C'est aussi l'&#226;ge de la procr&#233;ation. De la recherche d'un logement pour notre famille qui s'agrandit, et de projets qui nous accaparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;nergie est abondante et semble jaillir d'une source qui ne se tarira jamais&#8230; Nous sommes encore dans l'illusion du bonheur, mais pour combien de temps encore ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; nous sommes &#224; cheval sur la jeunesse et le d&#233;clin. L'&#226;ge o&#249; nous sommes de vrais adultes &#8211;- du moins attend-on de nous que nous en soyons -&#8211; avec son cort&#232;ge de responsabilit&#233;s et autres obligations (morales, familiales, professionnelles, religieuses, etc.), et nous n'avons plus droit &#224; l'erreur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de la mort nous importune rarement durant cet &#226;ge ! Toutefois, nous sommes nombreux &#224; &#234;tre rattrap&#233;s par une certaine lucidit&#233; &#224; propos de la vie en g&#233;n&#233;ral et du futur en particulier. Vers la fin de cet &#226;ge, un certain pessimisme commence &#224; s'immiscer chez la plupart d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. &lt;strong&gt;D&#233;but de vieillesse&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;&#226;ge adulte mi-vieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge de l'exp&#233;rience qui s'assoit, parfois de la routine. De proche en proche, un certain abandon des projets et des ambitions s'op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout vers la fin de cet &#226;ge qu'appara&#238;t plus marqu&#233;e notre r&#233;signation &#224; n'avoir atteint tous les buts que nous nous &#233;tions fix&#233;s dans la vie, oui, vers la fin de cet &#226;ge que commence &#224; poindre notre renonciation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il nous reste encore une certaine &#233;nergie qui nous pousse parfois &#224; entamer divers projets, parfois de front, car nous r&#233;alisons combien notre vie a pass&#233; vite et combien le temps nous est compt&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. &lt;strong&gt;Vieillesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de cet &#226;ge, il devient difficile de cacher notre d&#233;cr&#233;pitude. Seules restent l'acceptation et la r&#233;signation. Il devient de moins en moins facile de donner le change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, c'est l'&#226;ge qui ne voit pas fleurir de grands projets. Un hobby par-ci, une occupation par-l&#224;, mais gu&#232;re plus ! L'exception qui confirmera cette r&#232;gle se manifestera par l'engagement de certains &#224; se livrer corps et &#226;me &#224; une passion, un engagement captivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge des mises en ordre et autres mises au point. On ne nous la fait plus ! Nous compensons dans la premi&#232;re moiti&#233; de cet &#226;ge la perte progressive toujours plus marqu&#233;e de notre &#233;nergie par une plus grande assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prenons de plus en plus conscience de l'approche du grand trou ! Nous nous autorisons de plus en plus de &#8220;petites folies&#8221; : &#171; Apr&#232;s nous les mouches ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous plongeons volontiers dans nos souvenirs. Nous nous les &#233;voquons &#224; nous-m&#234;mes et les communiquons aux autres comme une ritournelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; les ennuis de sant&#233; s'accentuent, prennent litt&#233;ralement possession de notre corps ! Ne dit-on pas souvent des vieux qu'ils ont un pied dans la tombe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cet &#226;ge, nous nous habituons &#224; l'id&#233;e de mourir, et nous consid&#233;rons la mort comme une pi&#232;ce importante du puzzle d&#233;sormais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. &lt;strong&gt;S&#233;nescence rendant tributaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#226;ge o&#249; notre volont&#233; perd bien souvent toute sa port&#233;e, l'&#226;ge o&#249; nous ne nous appartenons plus si j'ose dire &#8211;- si tant est que nous nous soyons jamais appartenus&#8230; C'est en tout cas l'&#226;ge du l&#226;cher-prise. D&#233;j&#224; du temps de notre vieillesse commen&#231;ait &#224; poindre ce l&#226;cher-prise, mais pour l'heure, ce l&#226;cher-prise est plus pr&#233;gnant, plus &#233;vident. &#192; pr&#233;sent, ce n'est plus un choix mais une cons&#233;quence ; nous n'avons plus de forces, plus de courage, de moins en moins d'envies&#8230; et flotte dans notre t&#234;te une vague d&#233;ception de g&#233;n&#233;rique de fin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier &#226;ge peut se conclure en un mot : &#171; D&#233;j&#224; !? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avons tenu &#224; brosser ces huit &#226;ges de la vie humaine correspondant &#224; l'&#233;volution de la naissance &#224; la mort, c'est parce qu'&#224; peu pr&#232;s tous les hommes sont pass&#233;s ou passeront par tous ces stades. Pas forc&#233;ment avec les m&#234;mes aspirations, bien s&#251;r, ni avec les m&#234;mes buts et la m&#234;me volont&#233;, mais une grande majorit&#233; des hommes connaissent grosso-modo ces stades successifs. En d'autres mots, nous pouvons en conclure que tous les hommes sont uniques de par leur individualit&#233; et identiques &#224; la fois en tant que constituants de l'humanit&#233; qui est une et indivisible car il nous faut la consid&#233;rer comme un &#234;tre collectif, ce qui peut se r&#233;sumer par cette phrase : les hommes sont tous diff&#233;rents et tellement tous les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant de ce constat &#8211;- et d'autres consid&#233;rations d'ordres religieux et philosophiques sur lesquels nous nous expliquerons -&#8211;, nous avons d&#233;cid&#233; de consid&#233;rer l'humanit&#233; comme une entit&#233; indivisible, un &#234;tre collectif. Un peu comme si chaque homme &#233;tait une cellule de cet &#234;tre unique. Il est de premi&#232;re importance selon nous de voir l'humanit&#233; comme une et indivisible ; c'est tout le propos de notre d&#233;marche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;taphore sied d'autant plus &#224; notre d&#233;marche que si nous comparons chaque homme &#224; une cellule de ce corps qu'est l'humanit&#233;, nous comprenons que chaque homme lui est d'une &#233;gale n&#233;cessit&#233;. Que lorsqu'une cellule vient &#224; se comporter anormalement, c'est tout le corps qui en souffre ; un cancer n'atteint pas un stade critique d&#232;s sa survenue ; c'est la prolif&#233;ration de cellules canc&#233;reuses qui y aboutira, mettant en p&#233;ril le corps tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la m&#233;taphore s'arr&#234;te l&#224; en ce qui concerne notre d&#233;marche. En effet, il n'est pas question pour nous d'assimiler les humains &#224; de &#8220;simples&#8221; cellules qui se r&#233;g&#233;n&#232;rent au fil du temps un certain nombre de fois et dont les cycles de renouv&#232;lement &#8211;- nous parlons du processus de la division cellulaire n&#233;cessaire &#224; tout organisme -&#8211; finissent toujours par s'&#233;puiser en raison du raccourcissement de la s&#233;quence des t&#233;lom&#232;res, provoquant le d&#233;c&#232;s physiologique des humains. Et si nous l'arr&#234;tons l&#224;, cette m&#233;taphore, c'est parce que nous ne parvenons pas &#224; nous r&#233;soudre &#224; accepter la mort comme normale, naturelle et inexorable, et que nous sommes convaincus d'autre part qu'une tr&#232;s large majorit&#233; d'humains pr&#233;f&#233;reraient comme nous ne pas mourir si la possibilit&#233; leur en &#233;tait offerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous aimerions nous arr&#234;ter un instant pour fixer notre attention sur le fait que, quand on demande &#224; la plupart des gens s'ils aimeraient ne jamais mourir, nous remarquons comme une surprise dans leur regard, une interrogation qui s'esquisse sur leur visage, qui semble dire : &#171; Mais avec quoi vient-il celui-l&#224; ? &#187; Alors nous insistons pour obtenir leur r&#233;ponse et cette r&#233;ponse ressemble bien souvent &#224; celle-ci : &#171; Si c'&#233;tait possible, &#233;videmment que j'aimerais ne jamais mourir ! &#187;, laissant clairement entendre qu'ils ne croient pas du tout que ce soit possible ! Et ils encha&#238;nent presque toujours avec le probl&#232;me du vieillissement comme d'un argument prouvant l'impossibilit&#233; de cette proposition. &#192; quoi nous r&#233;pondons que, bien s&#251;r, la disparition du processus de vieillissement des corps ferait partie de cette proposition, qu'elle est d'ailleurs indispensable &#224; sa concr&#233;tisation, oui, qu'il s'agit en fait de l'avers de la m&#234;me pi&#232;ce, car il faut d'abord ne plus vieillir pour ensuite ne plus mourir. Alors nous tombons d'accord : vivre &#233;ternellement dans un corps jeune, &#224; la sant&#233; et la conformation parfaites, &#171; serait g&#233;nial &#187;, &#171; merveilleux &#187;, &#171; super &#187;, &#171; formidable &#187;, etc. (Nous n'aborderons pas ici les consid&#233;rations subsidiaires qui, immanquablement, s'invitent dans ce genre de discussion.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, le plus souvent &#8211;- si nous voulions nous risquer &#224; livrer une estimation, nous avancerions une proportion d'au moins 95% d'entre les humains -&#8211;, nous pr&#233;f&#233;rerions continuer de vivre dans un corps parfait, plut&#244;t que de souffrir dans un corps qui se d&#233;g&#233;n&#232;re et nous m&#232;ne &#224; la tombe. Et ne nous y trompons pas : ce n'est pas la mort &#224; proprement parler que nous redoutons, comme le pensait &#224; tort &#201;picure, non, c'est de perdre le contr&#244;le de notre vie qui nous fait horreur, de ne plus faire partie de l'&#234;tre collectif qu'est l'humanit&#233;, vivante, grandissante, &#233;merveillante, infinie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lettre qu'envoie &#201;picure &#224; M&#233;n&#233;c&#233;e est digne du plus grand int&#233;r&#234;t, certes, mais &#201;picure se trompe quand il pense que les hommes ont peur de la mort en tant que telle et que cette peur alt&#232;re la qualit&#233; de leur existence. Nous notons d'autre part qu'&#201;picure n'aborde pas les vraies raisons d'avoir peur, relativement &#224; la mort, qui sont celles que nous venons d'exposer, &#224; savoir : la d&#233;cr&#233;pitude (et son cort&#232;ge de souffrances morales et physiques) et, non pas la mort qui est l'absence de toutes choses, mais bien plut&#244;t la perte de ces choses qui nous faisaient appartenir au domaine du vivant, oui, de ne plus &#234;tre un constituant de cet &#234;tre collectif qu'est l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un extrait de cette lettre remarquable d'&#201;picure : &#171; Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal re&#769;sident dans la sensation : or la mort est privation de toute [sensation ou] sensibilite&#769;. Par conse&#769;quent, la connaissance de cette ve&#769;rite&#769; que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une dure&#769;e infinie, mais en nous enlevant le de&#769;sir de l'immortalite&#769;. Car il ne reste plus rien a&#768; redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que [dans la mort, c'est-&#224;-dire] hors de la vie il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est a&#768; craindre, non pas parce qu'elle sera douloureuse e&#769;tant re&#769;alise&#769;e, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa pre&#769;sence. &#187; Nous voyons qu'&#201;picure se limite au caract&#232;re imm&#233;diat de son observation. Ainsi, parce qu'il se borne &#224; la vie temporaire qu'il semble consid&#233;rer comme normale dans sa finitude, son raisonnement est logique et inattaquable : inutile de craindre la mort &#224; venir et d'en affecter notre vie pr&#233;sente d&#232;s lors que la mort ne procure aucune sensation &#8211;- la mort &#233;tant selon lui, par d&#233;finition, le manque absolu de toutes les sensations possibles. Mais il fait fi de notre d&#233;sir le plus ardent, grav&#233; en nous d&#232;s notre conception, ou nous demande de l'arracher de nous comme on extirperait une mauvaise herbe qui, nous le savons, repousse toujours&#8230; Et ce d&#233;sir ardent et insondable, consubstantiel &#224; ce que nous sommes au plus profond de nous, c'est de rester en vie pour toujours et &#224; jamais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas la peur de la mort qui nous rendrait incapables de jouir de la vie &#8211;- ou, plut&#244;t, nous y rendrait moins aptes -&#8211;, mais bien que cette vie soit mortelle. Tous les hommes r&#233;alisent au cours de cette vie mortelle qu'ils ne souffraient pas avant de na&#238;tre, et nul d'entre eux n'est susceptible d'avoir &#224; redouter de retourner &#224; cet &#233;tat d'inconscience totale. C'est donc bien la vie que nous craignons de perdre et non la mort que nous craignons de trouver !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;picure fait l'impasse sur notre besoin visc&#233;ral d'une vie sans fin sans laquelle notre existence tout enti&#232;re se trouve d&#233;l&#233;gitim&#233;e d'une certaine fa&#231;on, injustifi&#233;e, vaine, et toutes nos entreprises, inutiles et futiles, y comprises les plus louables &#224; partir du moment o&#249; nos laudateurs &#8211; nos pairs, membres du corps collectif de l'humanit&#233; &#8211; sont promis au m&#234;me sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendu qu'une tr&#232;s large majorit&#233; d'entre nous pr&#233;f&#233;rerait ne pas perdre la vie, revient cette &#233;ternelle question : est-il possible de m&#233;riter la vie dans l'imperfection ? Car s'il est possible de la m&#233;riter, tous autant que nous sommes &#8211; &#224; quelques exceptions pr&#232;s, dont nous ne pouvons nous emp&#234;cher de penser qu'il s'agit de postures &#8211; serions d&#233;termin&#233;s &#224; faire le n&#233;cessaire pour la m&#233;riter, sans jamais y parvenir toutefois. Et nous le prouvons d'ores et d&#233;j&#224; du reste en nous conformant aux multiples n&#233;cessit&#233;s qui s'imposent physiologiquement &#224; nous. En effet, globalement, il ne vient &#224; l'id&#233;e de personne de ne pas dormir, de ne pas boire, de ne pas manger, de braver l'apesanteur ou de s'injecter des poisons mortels ! Je ne dis pas que certains ne taquinent pas les limites de l'existence, mais je dis qu'il s'agit d'une minorit&#233; pathologique qu'il faut voir comme une partie malade de l'&#234;tre collectif qu'est l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons bien que les hommes, dans leur ensemble, se plient, bon gr&#233; malgr&#233;, aux exigences induites par l'existence. Mais il ne s'agit pas l&#224;, v&#233;ritablement, d'un choix librement consenti, mais bien d'une obligation &#224; laquelle les hommes se livrent &#224; peu pr&#232;s tous de bonne gr&#226;ce. Moyennant quoi, ils se maintiennent en vie, ce qui leur procure bien souvent diverses jouissances. Ok ! Mais cela ne r&#233;pond pas &#224; cette question fondamentale, majeure, essentielle, et in&#233;vitable : est-il, d&#233;cid&#233;ment, possible de m&#233;riter la vie ? Nombreuses seront les personnes qui r&#233;pondront par l'affirmative, quand nous nous inscrirons en faux par rapport &#224; cette affirmation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi d&#233;mentons-nous qu'il soit possible, dans l'imperfection, de m&#233;riter de vivre &#233;ternellement ? Oui, pourquoi pensons-nous qu'il soit inconcevable, dans l'imperfection, que notre esp&#233;rance de vivre &#233;ternellement puisse proc&#233;der de nos m&#233;rites ? Alors que, le plus souvent, pour ceux qui le croient possible, les hommes mettent en parall&#232;le leur esp&#233;rance de vivre sans fin avec une certaine conduite qu'il leur faudrait imp&#233;rativement adopter, nous pr&#233;tendons, nous, que cette esp&#233;rance demeurera toujours un don imm&#233;rit&#233; et imm&#233;ritable, hormis une fois leur perfection recouvr&#233;e. Et pour &#233;tayer notre raisonnement, nous repartons du d&#233;but : avant d'&#234;tre cr&#233;&#233;, le premier couple d'humains ayant permis &#224; tous les humains de na&#238;tre ne pouvait m&#233;riter quoi que ce soit. Il est en effet impossible, dans l'inexistence, de m&#233;riter quoi que ce soit et a fortiori la vie. C'est donc par pure bont&#233; qu'une Force cr&#233;atrice a d&#233;cid&#233; d'offrir la vie aux humains. Cette bont&#233; &#233;manante est immuable. L'immuabilit&#233; est la d&#233;finition m&#234;me de cette Force. Elle en est le nom. Ce n'est qu'apr&#232;s avoir re&#231;u ce merveilleux don inconditionnel de la vie que l'homme &#8212; et l&#224; nous ne parlons que du premier couple d'humains &#8212;, devenu une &#226;me vivante, a re&#231;u la promesse conditionnelle de conserver &#224; jamais ce don.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux passages du Nouveau Testament affirment que seul le sacrifice propitiatoire de J&#233;sus-Christ permet aux humains d'esp&#233;rer qu'ils conserveront leur vie &#8211; quitte &#224; mourir de la mort adamique pour &#234;tre ressuscit&#233;s ensuite &#8211;, ce qui va dans notre sens. Mais d'autres passages encouragent les croyants &#224; faire tout ce qu'ils peuvent pour &#234;tre sauver, comme si leur esp&#233;rance d&#233;pendait finalement de leur conduite et, donc, de leurs propres m&#233;rites, ce qui invalide, d'une certaine mani&#232;re, sinon enti&#232;rement le sacrifice du Christ, au moins en partie. Cette ambivalence qui confine &#224; de l'ambigu&#239;t&#233; doit &#234;tre purg&#233;e une bonne fois pour toute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tenons que l'Immuable a offert la vie aux humains et que cette vie, quoique d&#233;vi&#233;e de ses objectifs initiaux, leur est acquise, car ce que l'Immuable donne il ne le reprend pas. Seuls les m&#233;chants font cela : reprendre ce qu'ils ont donn&#233;. C'est ainsi que tous les hommes, c'est-&#224;-dire une tr&#232;s tr&#232;s tr&#232;s large majorit&#233; d'entre eux, veulent vivre, mais sans devoir le m&#233;riter car tous savent, au plus profond d'eux &#8211; confus&#233;ment pour certains, mais avec une grande acuit&#233; pour d'autres &#8211;, qu'ils seront toujours incapables, dans l'imperfection, de m&#233;riter l'extraordinaire don de la vie, et que mettre le doigt dans l'engrenage de ce chantage &#224; la vie serait se rendre esclave du m&#233;rite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si nous ne pouvons m&#233;riter la vie, pouvons-nous refuser celle-ci ? Ou, et ce n'est pas la m&#234;me question, pouvons-nous en d&#233;m&#233;riter ? &#192; ces deux questions, il semblerait qu'il nous faille r&#233;pondre par oui. En effet, par le p&#233;ch&#233; irr&#233;missible, nous pourrions d&#233;m&#233;riter de notre droit &#224; conserver la vie que la Source nous a offerte. Quant &#224; refuser la vie, il sera toujours possible de le faire par le suicide direct ou indirect. Mais, l&#224; encore, nous devons admettre que celles et ceux qui opteraient pour ce choix pour le moins interpellant seront une minorit&#233; dont nous pourrions nous dire en toute logique qu'elle serait mentalement d&#233;ficiente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, s'efforcer de pratiquer le bien et s'efforcer de s'&#233;loigner du mal nous aidera &#224; nous prot&#233;ger du risque de d&#233;m&#233;riter de notre droit &#224; garder la vie que la Source nous a inconditionnellement offerte. Et c'est, sans aucun doute, ainsi qu'il faut comprendre les passages bibliques qui nous incitent aux bonnes &#339;uvres. Mais cela ne sera en aucun cas l'assurance de notre salut ! Seule la volont&#233; initiale de l'Immuable nous assure de pouvoir continuer de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se pose une autre question : quelle raison aurions-nous de refuser le don parfait de l'existence parfaite ? Si nous ne savions pas que certains ont pris ce chemin du refus, nous aurions beaucoup de mal &#224; croire qu'il soit possible de ne pas vouloir du don parfait de l'existence parfaite. Car, en effet, quelle grande folie que de ne pas vouloir de la vie int&#233;grale ! Oui, quelle immense &#233;garement que de s'ali&#233;ner notre Force cr&#233;atrice. Quand nous parlons d'ali&#233;ner l'Immuable &#224; nous, nous entendons de rendre moralement &#233;tranger &#224; nous notre Source, de s'en d&#233;tacher, de s'en d&#233;tourner, de susciter son hostilit&#233;. Et c'est pourquoi nous qualifions de folie cette rupture d'avec la Force qui nous a cr&#233;&#233;s. Pourtant, c'est ce qu'ont fait Satan et ses supp&#244;ts, cr&#233;ant une schizophr&#233;nie au sein de l'&#234;tre collectif qu'est l'humanit&#233; &#8211; humanit&#233; prise en otage d'un conflit qu'elle n'a pas d&#233;cid&#233; d'avoir avec son Origine, qui lui est donc impos&#233; depuis toujours, et dont elle souffre au travers d'innombrables dommages collat&#233;raux par d&#233;finition injustes. Et c'est bien l&#224; tout le probl&#232;me : l'injustice d'avoir &#224; subir la d&#233;ch&#233;ance et la mort pour une faute qui ne nous est pas imputable et dont nous sommes au contraire les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, une fois encore, ne nous y trompons pas : ce n'est pas l'id&#233;e d'une vie sans fin que rejettent les hommes mais plut&#244;t l'id&#233;e d'avoir &#224; m&#233;riter cette vie sans fin. Ou l'id&#233;e d'avoir &#224; la perdre sous le pr&#233;texte qu'ils ont &#224; subir une sentence pour une faute qu'ils n'ont pas commise d&#233;lib&#233;r&#233;ment mais h&#233;rit&#233;e par le sang. C'est donc le sentiment d'injustice provoqu&#233; par une situation qu'ils n'ont pas d'autre choix que de subir qui pousse les hommes &#224; rejeter l'id&#233;e m&#234;me que Dieu existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, nous ne pouvons ignorer que les hommes agissent en fonction du peu de temps qu'ils pensent leur &#234;tre imparti. C'est ainsi qu'ils prennent parfois &#8211; pour ne pas dire toujours &#8211; des orientations critiquables et posent des actes qu'ils n'auraient jamais pos&#233;s s'ils n'avaient &#233;t&#233; mortels. Et l&#224; aussi nous abordons un point crucial : les hommes sont souvent, sinon mauvais, moins bons qu'ils ne l'eussent &#233;t&#233; s'ils avaient &#233;t&#233; immortels. Car il nous appara&#238;t ind&#233;niable que si les hommes avaient &#224; r&#233;pondre de tous leurs actes &#8212; du plus grand jusqu'au plus petit, une fois acquise leur conscience &#8212;, ils y regarderaient &#224; deux fois avant de les poser. Mais c'est l'inverse qui se produit : tous leurs p&#233;ch&#233;s leur sont pardonn&#233;s une fois morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est &#233;videmment pas mal d'essayer de faire le bien, de tendre vers la lumi&#232;re. Nul ne nous fera dire qu'il ne faut pas s'y efforcer en fuyant autant que possible tout ce qui pourrait nous amener &#224; salir notre conscience&#8230; De plus, il est indispensable &#8211; nous l'affirmons avec Christ &#8211; d'aimer notre prochain, c'est-&#224;-dire de nous conditionner en permanence afin de nous ouvrir aux autres et de nous rendre disponibles pour aux autres, plut&#244;t que de les ignorer, car ignorer autrui participe du monde m&#233;chant qui doit dispara&#238;tre. Mais que personne ne s'imagine pouvoir gagner un droit &#224; la vie &#233;ternelle par ses actes. La vie &#233;ternelle n'a pas de prix et c'est ce qui la rend d'autant plus enviable. S'il fallait m&#233;riter ce qu'il est impossible d'acheter, nous serions dans une impasse. Le vrai bonheur serait alors inaccessible, chim&#233;rique m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants des religions se sont toujours complus &#224; mettre des fardeaux sur les &#233;paules de leurs ouailles, n'ont cess&#233; de verser dans des principes de p&#233;nitences, et ont impos&#233; leurs modes de pens&#233;e, leurs visions des choses, leurs interpr&#233;tations des livres saints. Certains ont impos&#233;s des codes vestimentaires &#224; leurs adeptes, leur ont interdit le port de la barbe ou leur ont enjoint au contraire de la laisser pousser, d'autres encore se sont m&#234;ler de leurs relations intimes, etc. En ce qui nous concerne, nous voyons ces prises de contr&#244;le des consciences et ces prises de pouvoir sur autrui comme autant de participations au monde qui est sur le point de passer, oui, comme autant d'all&#233;geances aux t&#233;n&#232;bres. La culpabilisation est un outil id&#233;al pour ces dirigeants qui se pr&#233;sentent comme des agneaux. Par cette culpabilisation, ces dirigeants cherchent &#224; faire porter une part de responsabilit&#233; dans la situation lamentable du monde &#224; tous les humains. Et si nous n'y prenons garde, ce raisonnement selon lequel nous aurions tous notre part de responsabilit&#233; dans l'&#233;tat critique du monde nous convaincra facilement, mais quand nous nous penchons sur ce raisonnement, nous parvenons &#224; en d&#233;voiler la fausset&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car qu'y a-t-il de plus faux, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, que ce raisonnement qui nous m&#232;ne vers le principe de responsabilit&#233; collective ? Ne voyons-nous pas qu'au travers d'un tel principe ce sont les responsabilit&#233;s individuelles qui sont intentionnellement dilu&#233;es ? Ne voyons-nous pas que l'objectif qui se cache &#224; peine derri&#232;re ce principe globalisant est de d&#233;responsabiliser les responsables, voire les coupables ? Nous avons consacr&#233; un article entier &#224; cette question que nous comptons parmi les plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de conclure, nous voulons constater le caract&#232;re irrationnel de notre d&#233;sir de vivre &#233;ternellement. Non que nous ayons tort de ne pas vouloir mourir, mais plut&#244;t que nous ne savons pas si nous avons raison de vouloir vivre toujours ! L'irrationalit&#233; de ce d&#233;sir est &#233;vidente quand nous r&#233;alisons que nous ne conna&#238;trons jamais la vie &#233;ternelle car il est irr&#233;futablement impossible de conna&#238;tre quelque chose qui n'a pas de fin. En fait, la raison plaiderait davantage en faveur de la mort qui nous est connue, &#224; savoir qu'elle n'est rien, au sens o&#249; l'entend &#201;picure, et n'a donc pas &#224; &#234;tre redout&#233;e, qu'elle ne plaide en faveur de la vie qui, dans une perspective ind&#233;finie, nous r&#233;serve potentiellement de tr&#232;s mauvaises surprises&#8230; N&#233;anmoins, tous, nous pr&#233;f&#233;rerions continuer de vivre, sans jamais devoir mourir ! Encore nous faut-il pr&#233;ciser que ce d&#233;sir de vivre &#233;ternellement est bien &#233;videmment assorti de la condition sine qua non qu'il s'agisse de vivre parfaitement heureux dans la connaissance du saint secret du bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques points, voici notre conclusion relative &#224; la finitude humaine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous, nous voulons &#234;tre heureux (nous ne l'avons que peu dit explicitement dans cet article car cela va sans dire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bonheur est donc le but de notre existence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bonheur est impossible dans l'inexistence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi l'immense majorit&#233; d'entre nous veut vivre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous acceptons notre finitude parce que nous y sommes contraints, tout comme, d'ailleurs, nous acceptons de vivre sans en avoir le choix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imperfection, il est impossible de m&#233;riter de vivre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se m&#233;fier du carcan de la culpabilit&#233; collective et fuir l'esclavage du m&#233;rite car cet esclavage &#233;loignera toujours de nous la paix de l'esprit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons par la volont&#233; et la bont&#233; d'une Source qui a d&#233;cid&#233; de nous offrir la vie et qui a implant&#233; en nous le d&#233;sir qu'elle ne cesse jamais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le but de la vie n'&#233;tait pas le bonheur, notre article ne pr&#233;senterait aucun int&#233;r&#234;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons continuer de croire que le v&#233;ritable bonheur nous sera un jour accessible&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons continuer de croire que la qu&#234;te du vrai bonheur demeure fond&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons fermement continuer de croire en une r&#233;conciliation de tous les constituants de l'&#234;tre collectif qu'est l'humanit&#233; et que vivre &#233;ternellement rendra possible l'av&#232;nement de cette r&#233;conciliation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;conciliation teint&#233;e d'amour et de respect, d'int&#233;r&#234;t sinc&#232;re les uns pour les autres, permettra d'affermir nos relations primordiales avec la Force cr&#233;atrice dont nous provenons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces relations primordiales avec la Force cr&#233;atrice sont les pr&#233;mices de cette harmonie universelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'observions avant l'&#233;vocation des quelques points de notre conclusion, notre d&#233;sir de vivre sans jamais devoir mourir s'&#233;carte de la raison puisqu'il se base sur l'insondable infini. Il s'en &#233;carte m&#234;me fortement &#224; vrai dire &#8211; et nous devons nous concentrer sur cette irr&#233;futable pens&#233;e &#8211; car il est absolument impossible de conna&#238;tre quelque chose qui n'a pas de fin. En fait, ce que nous voulons, c'est ne pas mourir ! Pour le reste, nous sommes incapables de savoir exactement de quoi l'on parle. En affirmant que l'immense majorit&#233; d'entre nous pr&#233;f&#233;rerait ne pas mourir, nous ne contredisons pas ce que nous avons pr&#233;alablement affirm&#233;, &#224; savoir que c'est la vie que nous craignons de perdre et non la mort que nous craignons de trouver ! Nous pouvons en effet ne pas craindre la mort en tant que ce qu'elle est, c'est-&#224;-dire l'inverse de la vie, et craindre en revanche de mourir, c'est-&#224;-dire perdre la vie. Il n'y a donc aucune contradiction dans ce que nous affirmons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre article, nous aborderons le c&#244;t&#233; paradoxal (mais pas contradictoire) de cette peur visc&#233;rale que presque tous nous &#233;prouvons face &#224; la mort, et nous r&#233;fl&#233;chirons &#224; l'irrationalit&#233; de notre d&#233;sir de continuer de vivre sans jamais devoir mourir. Vous aurez remarqu&#233; que nous avons remplac&#233; cette fois &#8220;vie &#233;ternelle&#8221; par la p&#233;riphrase &#8220;continuer de vivre sans jamais devoir mourir&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre &#233;tat de p&#233;cheur &#8211; &#233;tat h&#233;rit&#233; par le sang &#8211;, le m&#233;rite ne peut point &#234;tre &#233;rig&#233; en rempart contre la mort. Seule la volont&#233; de notre Origine sera notre forteresse. Son don de la vie, par nature imm&#233;rit&#233;, s'accompagne de facto de la promesse de nous la conserver en toutes harmonieuses circonstances, assouvissant ainsi le d&#233;sir de continuer de vivre qu'elle a elle-m&#234;me implant&#233; en nous depuis la nuit des temps. Cette Origine ne change pas ; cette Origine ne peut changer, sauf &#224; imaginer qu'elle soit imparfaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Postscriptum&lt;/strong&gt; : un mot d'explication sur les diverses appellations dont nous nous sommes servis pour d&#233;signer le Dieu Tout-Puissant de la Bible, celui figur&#233; par le t&#233;tragramme constitu&#233; d'un ensemble de quatre consonnes h&#233;bra&#239;ques formant ce nom divin (nom ineffable). Nous nous sommes servi des vocables &#171; Origine &#187;, &#171; Source &#187;, &#171; Force cr&#233;atrice &#187; et &#171; Immuable &#187; &#224; dessein de r&#233;pondre &#224; l'air du temps qui professe la f&#233;minisation de tout. Pourquoi ne pas c&#233;der &#224; cette tendance parfois quelque peu ridicule qui, en l'occurence, ne l'est pas ? En effet, le vocable &#171; Dieu &#187; est masculin, or nul ne sait si la Force cr&#233;atrice qui est &#224; la base de l'univers a un sexe ! Il para&#238;t m&#234;me, &#224; vrai dire, insens&#233; de supposer que cette Intelligence sup&#233;rieure en ait un !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://concordeuniverselle.org/article101.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Synth&#232;se par Anthrop\c Claude&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans cet article, le premier &#226;ge correspond aux stades du nouveau-n&#233;, puis du nourrisson, suivi de la petite enfance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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